Du low-code à Claude Code

Pourquoi nous avons changé notre façon de développer nos logiciels

1 juillet 2026

Introduction

En 2021, nous publiions un document consacré au low-code. À cette époque, cette approche représentait, selon nous, une véritable révolution dans le développement logiciel. Les plateformes low-code permettaient de construire des applications beaucoup plus rapidement que les méthodes traditionnelles, tout en rendant le développement accessible à un plus grand nombre d'organisations. Nous étions convaincus que cette technologie allait profondément transformer notre industrie, et avec le recul, nous croyons toujours que cette vision était juste.

Le low-code a permis à des milliers d'entreprises de développer des applications qui n'auraient peut-être jamais vu le jour autrement. Des projets qui exigeaient auparavant plusieurs mois de développement pouvaient désormais être réalisés en quelques semaines. Les utilisateurs étaient impliqués plus rapidement dans le processus, les modifications étaient presque instantanées et les coûts de développement diminuaient considérablement. Pour plusieurs organisations, il s'agissait d'un changement majeur dans leur façon d'innover.

Chez GNAK, cette technologie a également marqué un tournant. Nous avons développé plusieurs applications spécialisées à l'aide du low-code et cette approche nous a permis de mieux comprendre les besoins réels de nos clients. Elle nous a donné la possibilité de valider rapidement des idées, de tester des concepts directement sur le terrain et de faire évoluer nos solutions en continu. Pendant plusieurs années, nous avons été convaincus que cette méthode représentait l'avenir du développement logiciel.

Puis, l'intelligence artificielle est arrivée.

Au départ, nous pensions qu'elle constituerait simplement un nouvel outil venant améliorer la productivité des développeurs. Comme beaucoup d'autres, nous avons commencé par utiliser des assistants conversationnels pour poser des questions, rédiger de la documentation ou obtenir quelques suggestions de code. Nous étions loin d'imaginer que cette technologie allait remettre en question notre façon même de concevoir des logiciels.

L'arrivée de Claude Code a marqué le début de cette réflexion.

Nous avons rapidement compris que nous ne faisions pas face à un simple générateur de code, mais à une nouvelle façon de collaborer avec une intelligence artificielle. Ce constat nous a amenés à revoir plusieurs de nos habitudes, à restructurer notre documentation et, finalement, à repenser complètement notre manière de développer des applications.

Ce changement ne signifie pas que le low-code était une mauvaise approche. Bien au contraire. Nous croyons toujours qu'il demeure une solution extrêmement pertinente dans de nombreux contextes. Ce qui a changé, ce n'est pas la valeur du low-code, mais l'environnement technologique dans lequel il évolue. L'intelligence artificielle a ouvert des possibilités qui n'existaient tout simplement pas quelques années auparavant.

Aujourd'hui, avec le recul, nous réalisons que notre véritable transition n'a pas été de passer du low-code au développement traditionnel. Elle a plutôt consisté à passer d'une logique où l'on cherchait avant tout à accélérer la création d'applications à une approche où l'intelligence artificielle devient un véritable partenaire de développement. Cette distinction peut sembler subtile, mais elle change profondément la manière de construire un logiciel.

Le low-code : une révolution qui a tenu ses promesses

Lorsqu'on parle aujourd'hui d'intelligence artificielle, il est facile d'oublier à quel point le low-code a lui-même bouleversé notre industrie. Pourtant, avant son arrivée, développer une application représentait souvent un investissement important, tant en temps qu'en ressources. Chaque écran devait être programmé, chaque formulaire développé et chaque règle d'affaires intégrée manuellement. Les cycles de développement étaient longs et il fallait parfois attendre plusieurs mois avant qu'un utilisateur puisse tester une première version fonctionnelle.

Chez GNAK, nous avons choisi de développer nos applications avec AppSheet, la plateforme low-code de Google. À cette époque, elle représentait une solution particulièrement innovante qui permettait de créer rapidement des applications d'affaires directement à partir de bases de données, sans avoir à développer chaque composante de l'interface utilisateur. Pour de nombreuses entreprises, dont la nôtre, AppSheet a constitué une véritable révolution. Elle nous a permis de livrer des applications fonctionnelles beaucoup plus rapidement que le développement traditionnel tout en restant très près des besoins exprimés par nos clients.

Cette rapidité a profondément changé notre façon de travailler. Au lieu de consacrer plusieurs mois à développer une première version d'un logiciel, nous pouvions rapidement construire un prototype, le présenter à nos clients, recueillir leurs commentaires et ajuster l'application presque en temps réel. Cette approche itérative nous a permis de mieux comprendre la réalité opérationnelle des entreprises que nous accompagnions et d'améliorer continuellement nos solutions.

C'est d'ailleurs dans cet environnement qu'est né GNAK Assist. Les premières versions de notre ERP destiné aux entrepreneurs électriciens ont été développées avec AppSheet. Cette plateforme nous a permis de valider rapidement de nombreuses idées, d'expérimenter différentes approches et surtout de bâtir une solide connaissance des besoins de notre marché. Sans cette étape, GNAK Assist ne serait probablement pas devenu le logiciel qu'il est aujourd'hui.

À cette époque, notre priorité était simple : construire rapidement, apprendre rapidement et améliorer continuellement nos applications. Le low-code répondait parfaitement à cette réalité.

Ce n'est qu'au fil des années, lorsque GNAK Assist est devenu une plateforme beaucoup plus ambitieuse, que de nouveaux défis ont commencé à apparaître.

Les outils évoluent, les technologies changent et les méthodes se transforment. Mais au fond, la véritable innovation ne vient-elle pas toujours de notre capacité à remettre en question notre propre façon de travailler?
 

©2026 Gnak • Contactez-nous • Catégories • Plan du site • Politique de confidentialité • Propulsé par GNAK.CA
Retour
Partager